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Un Anglais écrit sur ses impressions de la langue française et la vie en France - de tout et de rien en fait!

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Mange Qui Peut

A Paris, il est si facile à manger et à trouver à manger.  On entre dans le restau, on regarde le menu, on choisit, on mange – ça y est.

En Chine, c’est autre chose.

Bien sûr il y a un menu mais sans aucune possibilité de deviner de qu’il s’agit.  On pouvait être en train à lire le mode d’emploi d’un aspirateur sans remarquer rien d’étrange.  Peut-être si Toutankhamon était là, il pourrait vous aider, parce que lui, il comprend bien les hiéroglyphes, moi non.  On y regarde sans aucune idée ni du son qu’il faut dire pour chaque plat ni d’où se trouvent les entrées dans le texte mystérieux.

Même si on comprend bien ce qu’on lit, il me semble que ce qu’on arrive à manger est complétement autre chose.  Un samedi, je me trouvais dans une zone touristique avec un colleague du coin.  Nous nous sommes assis à table et mon colleague m’a demandé ce que me plairait à manger, ce que je préférerais à éviter (cette une liste très longue, ça!).

Alors, avec l’impression que tout allait bien, je me suis détendu pour écouter mon colleague, qui était en train de communiquer nos choix à la serveuse.  Avec une incrédulité croissante j’ai assisté à ce qui semblait être un mélange d’un debat politique et un maquignonnage de produit alimentaire.  Après que la serveuse soit disparue avec un sourire triomphant, j’ai demandé à mon colleague si la serveuse a essayé de lui convaincre à changer son avis de plats.  La réponse était un sourire polis accompagné par un haussement d’épaules.

Quand nos plats sont arrivés, nous avons mangé seulement vingt pour cent de ce qu’il y avait et puis nous sommes partis d’un air triste.  Il faut avouer que moi, timide mec que je suis, je prend tout mes repas sous le toit rassurant de l’hôtel cosmopolite où je reste pendant mon séjour ici.  Là, une chose étrange (et bien amusante) est l’air de chaque dessert qui arrive à table.

Je suis convaincu qu’on à emprisoné un maître détraqué d’art abstrait dans la cuisine, avec le seul mode de distraction étant la création d’une sculpture, soit de glace, soit de chocolat qui accompagne le dessert soi-même.  On le contemple, en réflechissant pour trouver une façon de le manger, tout en évitant qu’il vole en éclats en couvrant tous les personnes dans un rayon de cinq mètres de morceaux de chocolat collants.

Mais c’est sain et dans un pays où il faut boire seulement de l’eau minerale si on a envie d’éviter un séjour prolongé à l’hôpital, je préfère les plaisirs de l’hôtel à l’enfer culinaire qui attend chaque tourist naïf au dehors.

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